Samedi 14 novembre 2009

Tous ceux qui voyaient le fou le croyaient fou.

Planté là, il ne bougeait pas. Jamais. Jamais de place. Il ne bougeait que ses bras.

Par contre, qu’est-ce qu’il gesticulait ce fou ! Ses membres brassaient l’air qui l’entourait, balayaient la poussière devant lui. Le pauvre fou.

Tous ceux qui voyaient le fou le croyaient fou.

« A rester là, il va prendre racine ! » s’esclaffaient les ignorants. Ils ne savaient pas que c’est ce que le fou voulait. Prendre racine. Devenir arbre. Ses bras être branches. Il voulait faire corps avec la nature. Planté là, il ne bougeait pas. Jamais. Jamais de place. Il ne bougeait que ses bras au gré du vent.

Un matin, tous ceux qui voyaient le fou ne l’ont plus vu. Un arbre avait pris sa place. Ils ne s’en inquiétèrent pas plus que ça. Soyons sensés, ce n’était qu’un fou.

L’arbre grandit. Planté là. Beau. Majestueux. Les saisons passèrent. Les couleurs changèrent. Les ignorants moururent et l’arbre ne bougeait pas. Jamais. Jamais de place. Il ne bougeait que ses branches. Par contre, qu’est-ce qu’il gesticulait cet arbre ! Ses branches brassaient l’air qui l’entourait, balayaient la poussière devant lui. Cet arbre était fou.

Par Guillaume Gamain - Publié dans : qq mots - Communauté : Un max de buzz !
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Jeudi 12 novembre 2009

Le temps nous a rattrapés. L'automne est là et s'apprête à passer le relais à l'hiver.
Nous nous levons avant le soleil, et quand c'est lui qui se réveille avant nous, il reste au lit, blotti sous sa couette de nuage. Il a raison. Il fait trop froid pour sortir un rayon dehors.
Et je ne vous parle pas du coucher. 18h à peine. Déprimant. Il fait nuit, il fait noir, le noir nous nuit (pardon !).

Apparait alors No Pattern, artiste américain d'un âge agaçant, 22 ans. Sa technique et sa jeunesse se joue de la noirceur saisonnale. Il fait briller ses couleurs, s'amuse du contraste entre la lumière et le noir.

On regarde ses travaux et soudain il fait moins triste.





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Dimanche 8 novembre 2009

Un favoritisme assumé. Des passe-droits évidents. Une subjectivité à toute épreuve anime et guide chaque parution sur POSITIVE. Ce blog peut aussi aisément céder aux sollicitations financières ou autres afin de mettre en avant tel artiste ou tel produit ou tel produit d'artiste ou tel artiste-produit. A bon entendeur salut.

Aujourd'hui, je souhaite vous présenter "Common places & people in BBK", l'exposition photographique de Jean-François Gschwindt.

Jean-François est un ami, mais il est surtout un homme qui regarde le monde avec une véritable élégance, malgré parfois le port de veste de sport trop moulante en satin de la marque allemande Adidas.

Jean-François est membre du collectif éphémère Maurice, mais cela ne l'empêche pas de nous faire découvrir son travail personnel, son rapport personnel à une ville dont il est tombé amoureux, mademoiselle Bangkok.

Jean-François me convie régulièrement à dîner à sa table dans sa maison pleine de vie et de charme. Il remplit mon verre d'excellent vin d'Alsace pour accompagner des mets délicats, mais il sait surtout se faire très discret et photographier la vie intime de l'envoutante mademoiselle Bangkok.

Jean-François m'a promis une somme d'argent conséquente (au moins à six zéros) si je disais du bien, mais je vois mal comment j'aurais pu écrire l'inverse même si j'avais été payé pour ça.

D'image en image, je découvre le caractère de la demoiselle. Son effervescence équilibrée par une surprenante sérénité, son aptitude innée pour le cinéma, sa fragilité adolescente, etc...

Jean-François Gschwindt expose son travail chez Khaosan, 52 rue Condorcet 75009 Paris, jusque début décembre. Et, entre nous, je ne le dis pas trop fort, mais le tarif des images est accessible. C'est agréable parfois une expo sans marge galerie.




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Vendredi 6 novembre 2009

Nespresso lance sa nouvelle campagne avec un film à fins multiples. Magnifique échange entre George Clooney et monsieur John Malkovich. A voir et revoir et revoir sur http://www.nespresso-whatelse.com/#/home
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Jeudi 5 novembre 2009
Rares sont les occasions dans la vie de se retrouver à bord d'une Renault Laguna.
Un millésime 1998 qui plus est. Mon garagiste a mis à ma disposition cette voiture de courtoisie,
 symbole fort, trop fort sans doute, de l'élégance automobile à la française.


Ce soir, je vais parcourir le 218 160ème kilomètre de cette Laguna.
Et peut-être un peu plus si j'ai de la chance.

La clim fonctionne. Pas la radio. Elle est bloquée sur Chériiiiieee Fmmmm.

Que le sapin sente le hêtre, le chêne, la vanille ou la fraîcheur des îles, qu'importe.
Il a le parfum magique du bonheur et me bouche un peu la vue.

Confortablement installé dans mon siège en tissu à motifs impardonnables,
Paris m'offre son plus beau spectacle, Moulin Rouge et Poubelle Verte.

Les enseignes lumineuses et coquines du boulevard de Clichy sont intimidées
au passage de la courtoise Laguna et se cachent derrière un éventail de couleurs floues.


Le paysage extérieur prend alors la forme de vagues légères qui m'entrainent avec elles.
Je ne conduis plus, je navigue dans une Laguna. La nature se prend pour une poêtesse. La nature est prétentieuse.

Un plaisir fou s'empare de moi. Une excitation devrais-je dire. Pourquoi un tel effet ?
Rien à voir bien sûr avec le Sexodrome qui approche.

La nuit, les soleils de la ville se lèvent et éclairent le chemin de la Laguna.
Ou bien sont-ce simplement des lampadaires ?

Soudain, un murs me parle. Il me dit d'une voix de fer : "Sked What Bp".
Sans doute un indice pour trouver une station service. Je ne sais pas en fait. Je ne parle pas anglais.

A regret, je dois rendre la Laguna dès demain.
Tel un film de publicité pour une marque concurrente, un cortège de lumière accompagne mes derniers mètres. Les gouttes d'humidité sur le pare-brise ne sont pas des larmes, mais ça aurait pu l'être.

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Mercredi 4 novembre 2009

Quand le doute s’empare de vous, que vous ne savez plus comment vous vous appelez, que vous ne savez plus quelle paire de boots acheter, n.d.c, Rautureau ou P.Smith, que vous ne savez plus qui croire, que vous ne savez plus quoi boire, que vous vous réveillez dans votre lit avec le sentiment d’être perdu, que vous vous regardez dans un miroir et que vous y voyez quelqu’un de plus vieux que vous,  de moins quelque chose que vous, que vous regardez quelques individus et que vous ne voyez que du vide incarné, que vous vous demandez si bonheur ne rime pas joliment avec bonheur, que vous en arrivez au point de regarder la météo à la télé pour connaître le temps du lendemain, une seule solution s’impose : Revenir aux fondamentaux.

Revenir à l’essentiel, au début de l’histoire, aux origines, à l’origine, à la Genèse. Relativiser. Revenir en arrière pour mieux repartir. Reprendre son élan pour se relancer. Ca en fait des « Re ». Retour à l’article.


Je m’y emploie. Je relis la Genèse des années plus tard (je vous épargnerai ma scolarité à Passy Buzenval, collège catholique et pervers de l’ouest parisien). Je relis la Genèse. La Genèse de Crumb, pape athée de la bd. Je relis et soudain je réalise que tout est écrit depuis le début. Que la Genèse a établi les règles fondamentales de l’histoire de l’humanité.  Merde, je flippe.

Sous les traits de Crumb, l’Homme est dur et sombre, laid et grotesque, physiquement et moralement. En nous livrant les textes originels, Crumb nous montre que les interprétations peuvent être multiples et différentes. Il y a une Genèse mais plusieurs vérités. Mathusalem peut avoir vécu 187 ans et/ou 969 ans. Il en est de même pour Noé. A priori, aucune des deux versions n’est probable. Et alors, qu’est-ce que ça y change petite brebis égarée et ignorante ?

Je relativise. J’essaie de relativiser pour mieux rebondir. Je relativise. Je me force à relativiser.

Pour être entendu, il faut occuper le terrain. Quitte à raconter tout, n’importe quoi et son contraire. Peu importe. Il faut parler, beaucoup parler, trop parler.

 Les politiques, les patrons, untel et untel, les banquiers ne se foutent pas de nous quand ils nous abreuvent de bonnes et belles paroles. Ils y croient. Les pauvres, ils obéissent simplement à une logique de communication initiée par les fondamentaux de leur propre religion.

Pour être entendu, il faut occuper le terrain. Quitte à raconter tout, n’importe quoi et son contraire. Peu importe. Il faut parler, beaucoup parler, trop parler.

J’ai relativisé. La Genèse, c’est le début des emmerdes.


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Mercredi 28 octobre 2009

Nul besoin de grande introduction à la vidéo que vous vous apprêtez à regarder. Les images sont plus éloquentes que les mots. Le risque est réel et il rend le spectacle plus beau et plus intense. Nos poils se dressent, nos visages se crispent, nos mains cachent nos yeux à la fois curieux et effrayés. On se souvient alors de "Sous le plus grand chapiteau du monde" de Cecil B.DeMille ou encore "Le plus grand cabaret du monde" de Patrick Sébastien.


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Lundi 26 octobre 2009

Allo oui ? C’est qui ?

Y’a plein de bruit ici…

Les mots des travailleurs

Qui crient, qui pleurent.

J’entends qu’eux.

Allo, bonjour monsieur.

Tu demandes combien

Pour te faire du bien ?

C’est quarante cinq euros

Et je m’appelle Véro.

Et toi, c’est quoi ton prénom ?

Raccroche et viens mon mignon.

Allo, allo ? Ca grésille ici.

Je n’entends pas ton oui.

C’est trente cinq euros.

Et si tu préfères, je m’appelle Cléo.

Ou un autre petit nom.

Tant que tu ne dis pas non.

Ne me laisse pas seule perdue

A juger mon intimité vendue.

C’est vingt euros, pas moins.

Ne m’abandonne pas dans ce coin.

Rejoins-moi sur ce trottoir là.

C’est sûr, tu me reconnaîtras.

Dans mon bel habit rouge,

J’attends de voir ton loup.

Allez, c’est quinze euros

Ou même cadeau.

Appelle-moi comme tu veux

Mais dis-le moi dans les yeux.

S'il te plait.

S'il vous plait.

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Mercredi 21 octobre 2009

Nous connaissions les bouchers-charcutiers de père en fils, les artisans boulangers de père en fils, les politiciens de père en fils et de père en fille, les princes de père en fils, voici maintenant les charitables de père en fils.

En 1984, Steven Spielberg faisait découvrir à la plupart d'entre nous l'histoire d'Oskar Schindler, un industiel allemand, membre du parti nazi, qui sauva près de 1100 juifs promis à la mort pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le film s'appelait "La liste de Schindler" et était adapté du livre éponyme de Thomas Keneally.

Aujourd'hui, découvrez dans tous les ascenseurs dignes de ce nom, "Schindler dépannage", l'histoire d'hommes qui viennent au secours d'otages enfermés dans des cellules suspendues dans le vide. Et cela sur un simple coup de téléphone.


Un lien héréditaire évident nous saute aux yeux et nous rassure sur la nature humaine.
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Lundi 19 octobre 2009

Ce qui suit est une publicité informative à vocation franco-internationale.
Please, read this worldwid ad.

Madame, monsieur,
Vous êtes un(e) vrai(e) professionnel(le). Comme on dit, vous êtes un(e) business man (woman).
Dear Madam, dear Sir,
You are a real professional. As we say, you have a lot of money in your pocket.

Chaque jour, vos affaires vous accaparent, et quand ce n'est pas le travail, ce sont vos enfants qui vous fatiguent en vous reprochant votre réussite. Vous n'avez pas mérité ça !
Every day, your business accapares (prononcez akapèresss) you, and when it's not your job, it's your fucking children who make you so tired. Oh you, poor baby, do you want a hug ? You didn't merit that !


Vous avez besoin d'un dépaysement total, loin de tous vos soucis, très loin des cons qui vous entourent, mais bien sûr très près de chez vous et votre bureau car on ne sait jamais une grosse affaire pourrait venir sonner à votre porte.
You need to be total ailleurs, far of your tracas, very far of people who seems flies around your perfume, but of course very near your desk and your home because business is business.


Où est votre paradis ?
Where is your Paradise ?


A Garches, petit bourgade bourgeoise de l'ouest parisien, des Hauts de Seine plus précisément, fief seignorial de la famille Sarkozy. Pour dire s'il fait bon y vivre.
To Garches, very very little rich village which is the property of the so cool Sarkozy family.

Chers amis, vous êtes les bienvenus à la Clinique du château link, ancienne demeure de la famille d'Antoine de Saint Exupéry. Un cadre magnifique, arboré, calme, à dix kilomètres à peine de la Concorde.
Dear friends, welcome to the Castel Clinic, old house of the petit prince's daddy. It's so beautiful, calme with trees and birds, so near of Crillon Palace.

Venez les mains vides et les poches pleines. Puis profitez de la poésie de la nature qui soignera tous vos maux.
Come naked but with your Black Visa or Gold Amex and run and run and run on the luxurious grass.

N'hésitez pas. La Clinique du Château à Garches, c'est comme un hôtel du groupe Lucien Barrière, Normandy à Deauville ou L'Hermitage à La Baule, mais en beaucoup mieux. D'une part, c'est moins loin de chez vous et, d'autre part, vous pouvez sous certaines conditions vous faire rembourser une partie des frais de votre séjour.
The Castel's Clinic in Garches is the best Palace in France. Don't go in the Barrière's motels !

Veuillez pour cela, contactez votre mutuelle et leur demander s'ils prennent en charge les frais de soins pour les maladies dépressives, l'alcoolique, les troubles du sommeil ou le surmenage.  Si c'est le cas, tombez malade. Si ce n'est pas le cas, changez de mutuelle.
If you are american, just pay. Or Hope that Obama changes your health system quickly

Nous avons hâte de vous recevoir dans notre havre de paix.
Peace & Love your Money.

 
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Samedi 17 octobre 2009

Samedi 17 Novembre à 15h. C'est l'heure de mon rendez-vous avec B. Je suis à l'heure. Presque. Un peu en avance et un peu perdu. Cela fait deux ans et demi que je ne suis pas venu ici à Saint-Cloud 92210. Deux ans et demi pour parcourir les six kilomètres qui séparent mon habitation de la sienne. Je suis rassuré : les portes de sa résidence sont ouvertes. La dernière fois (pour les lecteurs assidus de POSITIVE, Pourquoi les morts se couchent-ils tôt ?), elles ne l'étaient pas.


Je me permets d'apporter une précision à la plaque ci-dessus. '"Dans ce cimetière reposent deux cent dix combattants morts pour la France. Et B."


Bien, bien, bien. Comment retrouver la demeure de B. au mileu de ce quartier résidentiel ? La mémoire va me revenir. En attendant, j'admire la bourgeoisie du lieu. Pas un bruit, pas de jeunes en skate, pas de rires. Tout est rangé, arboré, fleuri et propre. Cela me rappelle les abords du lac d'Enghein.


Dans la résidence de B., on a pensé à tout. La résidence parfaite. Les chiens ont leurs toilettes, à droite bien sûr, département des Hauts-de-Seine oblige. Et en plus, ils en sont fiers.


J'avance dans l'allée centrale à la recherche de quelqu'un ou quelque chose qui pourrait me renseigner, me dire où habite B.. Je regarde sur ma gauche. Rien. A part, le ciel qui menace de me tomber dessus alors que je suis déjà perdu au milieu des tombes muettes.


A droite ? Idem. Personne pour aider. Pas grave. Je m'arrête un instant et je deviens le spectacteur d'un combat hors du commun entre la lumière douce du soleil et les ténèbres du ciel qui luttent pour sauver ou bannir quelques âmes.


J'aime cet endroit de plus en plus. Quel luxe ! Ici, même les poubelles ont le droit à une pierre tombale.


Soudain, ce luxe me met mal à l'aise. J'aurais pu mettre des chaussures propres et cirés pour visiter B.. D'autant que je sais très bien qu'il sera en costume élégant. Quel petit con irrespectueux je suis !


Je tombe enfin sur trois pavillons accueillants. Je m'empresse de frapper à leur porte pour demander mon chemin. Pas de réponse. Un silence de mort qui me pousse tout aussi silencieusement à penser que les Triboulet, Bockairy et Anonyme sont des bourgeois peu serviables et que je trouverai B. seul.


Un kilomètre à pied, ça use, ça use. Un kilomètre à pied, ça use les pensées. Deux kilomètres à pied, ça use...


Le bout du chemin/tunnel n'est plus très loin.  Boum boum, boum boum, boum boum, boum boum.



Deux ans et demi sont passés. J'aurais dû venir plus tôt. Je ne pouvais pas. J'avais toujours une excellente mauvaise raison de ne pas me libérer. Je n'étais pas libre. je n'étais pas libéré. 
B., je n'ose pas te demander si tu vas bien. Comment peux tu, peut-on, vivre et être heureux dans ce bloc de béton. Je comprends mieux pourquoi les palais sont en marbre plutôt qu'en béton.

Deux ans et demi sont passés. J'espère que tu auras encore un peu de patience pour attendre une nouvelle décoration de ton lieu de vie. Je m'en occupe. Et cela avant les deux années et demi à venir.


Salut B.


Madame, monsieur, je vous prie de pardonner mon geste. j'ai volé un bouquet de fleurs en plastique dans la jardinière de votre tombeau. Je voulais venir voir B. les mains vides et le coeur plein, mais je ne pouvais partir sans lui offrir quelque chose qui égayerait un peu son triste habitat. Merci de votre compréhension. Cordialement, G.
 
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Jeudi 15 octobre 2009

 En regardant le texte présenté de près, il apparait que l'apprentissage de la lecture érotique commence à priori dès le plus jeune âge. Cours primaire ou cours élémentaire 1ère année.

Aussi étonnant que cela paraisse, on peut lire : "Les petits cochons étonnés... Pif ! Paf ! Tobi culbute et roule dans un massif."

Les nouvelles générations sont vraiment de plus en plus précoces. Surprenant tout de même.


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Mercredi 14 octobre 2009

Le coiffeur et sa queue de cheval

Monsieur Capi tenait un salon de coiffure.

Bien plus que coiffeur, il était artiste.

Derrière sa façade bleue, il était sensible aux brunes,

aux blondes et même aux rousses.

Il avait pour réputation de couper les cheveux en quatre.

Ses fidèles disaient de lui qu’il était carré et génial.

Monsieur Capi, l’air de rien, était de mèche avec ces Dames.

La frange aisée de la gent féminine ne jurait que par lui.

Jusqu’au jour, où il coupa court à tous les compliments.

Un coup de ciseaux fatal dans le cœur du bulbe (expression du métier)

Ce jour-là, à une habituée du crêpage de chignon,

Il proposa tout net de couper tifs et touffe.

Il se tenait là debout sa queue de cheval dressée

Devant la bouche bée de madame bientôt étouffée.

« Quel Toupet ! » s’écrièrent les voisines outrées

et vexées d'avoir été mises de côté.

Très vite, la situation s’est dégradée.

Et, pour son acte, il fut pendu haut et court.

Une dernière fois, sa queue de cheval bien dressée.

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Mardi 13 octobre 2009

Plus d’une semaine d’absence sur mon blog. Séquestré tout ce temps par le boulot, je viens d’être libéré un temps, et je crie, pardon, j’écris mon incompréhension. Ma permission m’en donne le droit.

« LA JUSTICE EST INJUSTE » Voilà ça c’est lancé. Je sais que c'est dur à entendre (à lire). C'est un pavé dans la mare aux cochons qui éclabousse de boue le sourire angélique de notre société hypocrite.

Je justifie ma rage. Je défends l’anonyme. Je défends Le Cactus.

Malik El Djebena, jeune condamné illettré devenu caïd du grand banditisme grâce à une très bonne formation professionnelle délivrée en prison, est admiré à date par plus d’un million de personnes. Il serait soutenu par Jacques Audiard en personne.

Qui admire Le Cactus ? Qui l’aide à s’en sortir ? A devenir quelqu’un d’autre ? Un géranium bien sous tous rapports.

Dominique de Villepin, innocent présumé coupable ou coupable présumé innocent dans l’affaire Clearstream, fait le beau au tribunal et nous jette chaque soir sa mèche argentée à la figure pendant qu’on dîne devant le journal de TF1.  C’est dégueulasse ses cheveux dans la soupe.

Qui regarde Le Cactus ? Qui arrête de mâcher son steak pour écouter le présumé piquant coupable de délit de faciès ?

Jacques Mesrine a braqué, a passé la moitié de sa vie en prison et n’est même pas mort comme un vrai rebelle au volant d’une Porsche 550 spyder ou d’overdose au Rock and Roll Circus à Paris.

Cependant Mesrine mérite livres, longs-métrages et documentaires. Il est source d’inspiration musicale pour Renaud ou Jacques Higelin, entre autres. On lui donne même des petits noms : L’homme aux mille visages ou l’ennemi public numéro 1.

Qui va faire un film sur la vraie nature du Cactus ? Yann Arthus-Bertrand ? Ah non, pas ça, pas lui. La peine de mort est abolie en France ! Le Cactus fait déjà difficilement face à sa condition, enfermé derrière des barreaux, à la vue des moqueurs et de leurs piques. N’ajoutez pas à cela la bassesse d’être pris de haut par un moustachu.

Ps : Merci aux français de corroborer mon discours. Dans un sondage TNS Sofres pour France Info / France 2 / Le Parisien Aujourd’hui en France et Elephant & Cie, 59% de la population estime que la Justice fonctionne assez mal ou très mal.

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Dimanche 4 octobre 2009

A lire avant de regarder la vidéo.
Si le malheur des uns fait le bonheur des autres, il est vrai aussi que le mal des uns fait le rire des autres.
Dans le cas présent, il s'agit du mal de votre serviteur. Alors, riez autant que vous voulez. Perso, je ris à chaque fois, surtout à la fin.

Plusieurs questions apparaissent suite au visionnage du film dont celles-ci :
- A quel âge mieux vaut-il arrêter de faire le jeune ?
- Pourquoi il se filmait ce con au fait ?
- Il est gravement blessé ?

- Mais comment il parle à son fils ?!

Ps : Mettez le son fort. Ca vaut le coup.



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