Un kidnapping étouffé par les medias.

Publié le par Guillaume Gamain


Dans un but qui ressemble plus à une quête d'audience qu'à autre chose, les medias nous tartinent chaque jour de confiture amère : guerres, crises, scandales politiques, vie en province... ou de coulis spectaculaires comme l'élection de Miss France, une victoire du PSG des Yes we can en-veux-tu-en-voilà ou par exemple la détention et la libération sur-médiatisées d'Ingrid Betancourt, faits qui ont un rapport direct avec la suite de cette article.

Jeudi 18 décembre aux environs de 16 heures, Monsieur Patate a été kidnappé par un groupuscule d'extrëme violence alors qu'il se prélassait sur un bureau au 70, rue Marius Aufan à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine. Le rapt a été revendiqué par téléphone et par mail avec une demande de rançon d'un million de dollars sous peine de torture de Monsieur Patate pouvant aller jusqu'à sa transformation en "purée maison".


Sans pouvoir vous donner plus d'informations que ça à date, Monsieur Patate a été libéré dans la soirée, sain et sauf. La rançon ne semble pas avoir été livrée et les tortionnaires ont été confondus.

Cependant, et malgré cette happy end, comment se fait-il que la police n'ait pas bougé d'un Tazer, que les journaux télévisés n'aient pas fait leur une avec le kidnapping de Monsieur Patate, que le plan "Alerte Enlèvement" n'ait pas été mis en action. Faut-il être un enfant
inutile à la société ou porter le même nom que l'héritière L'Oréal et avouer sa croyance en Dieu pour mériter un quelconque intérêt  ? Faut-il être ami avec le président Sarkozy pour être considérer comme une personne digne de ce nom ? Et si Monsieur Patate s'était appelé Mr Clavier, que se serait-il passé (en dehors du fait qu'il aurait été moins sympathique et drôle) ?

Publié dans actu

Commenter cet article