Proverbe presque japonais : "Avaler un sushi nourrit ton esprit."

Publié le par Guillaume Gamain

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Dimanche soir. Avenue Victor Hugo. 119-121. Matsuri, le lieu de rendez-vous des retours de week-end et des frigos vides. Matsuri, la chaine de restaurants japonais moins pire que les autres à Paris. Ok, ça peut se discuter. Matsuri Victor Hugo, ouvert 7jours/7, de 12h à 15h et de 19h à 23h, 01 47 27 00 59. Matsuri, tu peux me rémunérer pour ce qui est écrit au-dessus.


Alors que le tatami roulant me propose des assiettes dont les bords sont de couleurs différentes, mon attention est attirée par un journal japonais.Aparté : chaque couleur représente le prix de l'assiette. Pour ne pas vous faire piéger et vous retrouver avec une note à la sauce salée, je vous conseille de vous mettre au judo avant d'aller chez Matsuri. En plus, de faire du sport, vous apprendrez les couleurs de ceinture et les niveaux correspondant. Blanche = débutant = pas cher jusqu'à noire = super fort = super cher.


Revenons au tatami roulant. Après une bouchée de wakame, je croise les jambes, jette un oeil sur mes nouvelles chaussures couleur gris souris (= très très cher) et ouvre mon journal avec l'assurance d'un trader new-yorkais manipulant son Wall Street Journal.

Aussitôt, j'ai le sentiment de lire le japonais. Je parcours quelques articles. Je tourne les pages. Et je découvre Maiko Kobayashi.

 

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Maiko Kobayashi est une artiste japonaise qui expose pour la première fois en France à la galerie L MD. Jusqu'au 1er mai. L'expo intitulée ID consiste en un ensemble de peintures de la série Vale of Tears réalisée fin 2009, et des dessins récents dont une installation sur papier journal.


"Elle dessine et peint toujours la même créature, un être hybride d'apparence animal mais aux expressions humaines. Son personnage semble appartenir au répertoire "Kawaî" japonais, mais il ne véhicule pas les valeurs associées à ce vocabulaire que sont le côté sombre de la culture de ce pays, la question de l'identité culturelle, sociale et politique.

La créature de Kobayashi permet d'aborder les oeuvres dont la naïveté apparente masque les émotions profondes qu’elles contiennent.

 L’artiste est fascinée par les émotions et sentiments humains qu’elle explore au travers de la répétition de ses formes et personnages inventés. Il s’agit donc d’une sorte de quête existentialiste." 

 

Pourquoi les guillemets ? Parce que ces infos très sérieuses que je me suis permis de condenser viennent du site Artween.

 

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Plus personnellement, je trouve que le travail de Kobayashi est d'une douceur troublante et dérangenate. Ses petits êtres nous regardent, nous racontent leur vie, leurs peines, leur solitude. Ils nous attendrissent et finissent par nous renvoyer à nos propres sentiments, à nos propres questions existentielles.


On range notre armure d'adulte et on ressent les choses avec la simplicité, la beauté et la candeur d'un enfant. On a envie de pleurer avec eux et ne pas s'en cacher.

Merci Maiko Kobayashi de nous rappeler que nous sommes encore de grands enfants.

 

Hey oh, reprends-toi Guillaume !!!

 

Oui, oui, c'est vrai. Trève de blabla et de bons sentiments à la con, j'ai mes sushis à finir.

 

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Publié dans art

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sandrine 21/04/2010 09:01


super:)