Je suis presque un meutrier.

Suite à quelques recherches sur le web, je peux affirmer devant vous que le geste que je m’apprête à commettre, n’est pas répréhensible par la loi française. De la peine peut-être mais pas de prison.
Au pire, si mon cas fait jurisprudence pour la partie adversaire, j’ai des circonstances atténuantes qui attendriront un jury de ménagères de moins de cinquante ans.
Les faits : en cinq jours, cinq innocentes housses de couette déshonorées. Quatre couettes et draps housses aux réputations salies. Trois matelas souillés et humiliés.
Les armes : Pisse et Crottes.
Je m’apprête à commettre un chatonicide. Reste à trouver comment assassiner cette petite boule de poils soyeux, ronronnante sur mon torse.
Cependant, je l'avoue, merde ce n'est pas à moi d'avouer, le coupable a des circonstances atténuantes également.
Il a été suivi par un enfant de trois ans qui a décidé, contre toute attente et malgré sa propreté, de souiller l’honneur d’un pyjama, deux slips, une housse de couette et un drap housse (merci l’alèse) ce week-end et avec les mêmes armes.
Dans le monde de la police, des magasins de souvenirs et du ski alpin, on appelle ça l’effet boule de neige.
Commettre un chatonicide et un Amouricide est au-dessus de mes forces et surtout de ma volonté.
Résultat : comme la plupart d’entre nous, face à l’excès d’agressivité de notre société, je ferme les yeux et je me bouche le nez. Je ferme ma gueule et je lave le linge.